Charles le Téméraire

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Charles le Téméraire

Message  Pauline DREUX le Lun 30 Mar - 17:55

Je comptais vous mettre les portraits de Charles le Téméraire mais impossible alors si vous les voulez, faites le moi savoir. En attendant, voici un texte le montrant comme pris par une malédiction:

La mort étrange des Ducs de Bourgogne

Les ducs de Bourgogne sont-ils sous le coup d'une malédiction ? L'étude des raisons de la mort des membres des différentes maisons de Bourgogne pourrait le laisser croire d'autant que le dernier exemple malheureux date de la fin du XXe siècle seulement !

De nos jours, nombre de maladies se traitent assez facilement. Ce n'était évidemment pas le cas autrefois. La fièvre, notamment, avait parfois du mal à être contenue. Si elle n'est, finalement, que l'expression de la lutte du corps contre la maladie, elle pouvait être si persistante et dure qu'une issue fatale arrivait bien souvent. Charles le Téméraire, alors en pays de Vaud pour combattre les Suisses, a bien failli succomber à une maladie fiévreuse. Pendant six semaines, il dut garder le lit à Lausanne, mettant ainsi son armée (entre 15 000 et 20 000 hommes) en péril puisque toute décision stratégique prenait trop de temps à être appliquée. De plus, cette immobilité permettait à ses ennemis de tenter un encerclement. Mais ce n'est pas cette « violente maladie » comme on peut le lire dans nombre d'ouvrages, preuve de son intensité, qui eut raison du dernier des Ducs Valois de Bourgogne ; loin s'en faut.
Le 5 janvier 1477, Charles le Téméraire a peut-être été victime d'une malédiction tombée sur les différentes maisons de Bourgogne, qui a commencé avec les Ducs Capétiens et qui a connu un nouvel épisode tragique à la fin du XXe siècle seulement.
Si l'on souhaite remonter loin dans le temps, il est aisé de trouver nombre d'accidents ou de maladies ayant entraîné la mort de grands personnages. Mais un trait commun lie certains Ducs de Bourgogne, sans pour autant que ceux-ci aient un lien de sang. Il semblerait que ce soit le porteur du titre qui hérite de la malédiction. Le rêve d'unification des terres serait-il maudit ? Par-là, serait-ce l'idée de l'Europe qui entraînerait cette malédiction, les Ducs de Bourgogne ayant été les premiers à réellement jeté les bases d'un Etat européen ? Voire.
Restons sérieux : la malédiction des ducs de Bourgogne, si elle n'est pas fondée par des preuves historiques et/ou scientifiques, peut tout de même être avancée. ne serait-ce que pour le hasard et les coïncidences que toute étude permet de relever et de révéler. Autrement dit, malgré la rigueur et le sérieux inhérents à toute recherche (les dates, faits et lieux étant attestés), il ne s'agit dans les lignes qui suivent, que d'une vision curieuse de l'Histoire de notre région et, plus particulièrement, de certains des plus grands personnages qui lui sont attachés.
La maison Capétienne de Bourgogne, qui a débuté en 1002 avec Robert, fils de Hugues Capet, succède à la maison fondée par Richard en l'an 876, année du premier titre de Duc de Bourgogne qui deviendra héréditaire. De 1192 à 1218, durant 26 années, le Duc de Bourgogne est Eudes le Troisième. C'est par son mariage avec Alix de Vergy, fille du plus grand seigneur de Bourgogne qui n'hésitait pas à affronter le Duc lui-même, ou du moins de contester ouvertement son autorité en étalant sa plus grande richesse, que Eudes III parviendra à unifier véritablement les terres de Bourgogne. L'enfant du couple, Hugues IV, sera d'ailleurs surnommé « Le Pacifique », preuve de la réussite de ce mariage de raison. Eudes III, quant à lui, était surnommé « Le Gros », en raison évidente de sa corpulence. Le Duc était si imposant qu'il ne parvenait plus à se hisser sur son cheval et que, même si on l'y aidait, le cheval ne pouvait pas le supporter. De fait, Eudes III Le Gros ne se déplaçait plus qu'en chariot. Certains historiens notent que l'engin était tiré par des bœufs, comme cela se faisait à l'époque, et d'autres soulignent que c'était avec des chevaux puisque le personnage était un noble. Quoi qu'il en soit, Eudes III ouvre la terrible malédiction qui pèsera durant plusieurs siècles, frappant au hasard du temps, sans régularité, les porteurs du titre de Duc de Bourgogne.
Eudes III meurt en effet près de Lyon, alors qu'il se rendait en Croisade comme il avait promis de le faire. Un détail a son importance : le chariot se serait embourbé et le tracas de ne point pouvoir se sortir rapidement de ce bourbier aurait provoqué la crise cardiaque fatale au Duc de Bourgogne. Notons que, si le chariot était tiré par des chevaux,
III aura succombé à la malédiction liée, précisément, à ces animaux. Et si le chariot était tiré par des bœufs, le cheval aura tout de même été l'initiateur de la malédiction puisque c'est du fait qu'aucun cheval ne pouvait porter le Duc que celui-ci s'est retrouvé pris au piège dans la boue. La malédiction qui touche les maisons de Bourgogne passe en effet par le cheval, mais il convient de ne pas s'en prendre à l'animal lui-même. C'est son symbole, celui du transport, qui est à retenir.
Charles le Téméraire, bien que n'étant pas de la dynastie Capétienne de Bourgogne mais de celle des Valois, est mort lui aussi à cause d'un animal embourbé : en janvier 1477, les armées bourguignonnes n'avaient qu'un couloir marécageux et gelé à emprunter pour assiéger Nancy. Les Suisses les attendaient non loin, près d'un bois. De plus, le Duc René II de Lorraine avait fait allumer un feu de signalisation au sommet de la tour Saint-Nicolas de Nancy (la plus haute de la ville) pour que ses troupes extérieures puissent se diriger dans la nuit. Les bourguignons ont alors été pris en tenaille. C'est d'ailleurs pour remercier la divine providence de lui avoir permis de diriger ses troupes que René II proclama saint Nicolas patron de la Lorraine. En somme, saint Nicolas est le patron de la Lorraine à cause d'un Bourguignon célèbre ! (notre édition du 01/12/2002).
A lire les chroniques de l'époque, il est dit que Charles le Téméraire a été désarçonné de son cheval par de la piétaille ne manquant pas de lui planter ses piques là où elle le pouvait. C'est ainsi que la mort du Téméraire fut peu glorieuse : cheval embourbé, donc, ne pouvant pas le sortir de ce traquenard, et mort sans doute causée par une lance plantée dans le fondement du dernier des Ducs Valois de Bourgogne. Considérons qu'encore une fois, le moyen de locomotion d'un Duc de Bourgogne lui a valu la mort. La malédiction venait de ressurgir : elle allait prendre son galop.
En effet, si 259 années ont séparé la mort de Eudes III de celle de Charles le Téméraire, 5 années seulement ont séparé celle du Téméraire de celle de la personne par qui le titre de Duc de Bourgogne pouvait se transmettre. Le 27 mars 1482, la jeune Marie de Bourgogne, fille du Téméraire, mourait. des suites d'une chute de cheval. A l'endroit où est tombée à 25 ans la jeune épouse de Maximilien d'Autriche (dynastie des Habsbourg), une petite chapelle a d'ailleurs été construite, consacrée à Notre-Dame de Wijnendale (nom du lieu tout près duquel se trouvait un château que Napoléon fit raser à l'exception de trois tours). La malédiction avait-elle décidé de frapper au moment même où une partie de l'Europe se trouvait unifiée et qu'elle allait s'agrandir ? (France, Belgique, Espagne et Allemagne actuelles).
Pour mémoire, Marie de Bourgogne eut une descendance dont un petit-fils qui devint Charles V d'Espagne, plus connu sous le nom de Charles Quint. Ce dernier ne mourra pas d'une chute de cheval ou à cause du moyen de transport de l'époque, mais retenons qu'il occupa le trône d'Espagne.
Pour diverses raisons, le titre de Duc de Bourgogne se trouva entre les mains de Louis XIV qui le transmit à sa descendance. Ainsi, Louis XV était-il le fils du Duc de Bourgogne qui, lui, était le petit-fils de Louis XIV. Dans la même période, précisons que le titre de Duc de Bourgogne était porté par trois personnes (Espagne, Autriche, France) qui le revendiquaient ! Louis XV eut 10 enfants avec son épouse Marie Leszcynska, dont Louis de France qui donna à son royal père un petit-fils en 1751, prénommé Louis Joseph Xavier. Ce dernier porta dès sa naissance le titre de Duc de Bourgogne. A sa mort, le jeune Louis Joseph Xavier n'avait. que dix ans ! La malédiction du porteur du titre de Duc de Bourgogne avait décidé de frapper à nouveau, n'hésitant pas à s'attaquer à l'enfance et à l'un de ses symboles (un jouet), tout en respectant la tragique règle du moyen de transport. Le jeune garçon, promis à un bel avenir, était un joli enfant enjoué, agréable et intelligent. Pour tout lui apprendre du futur métier de la maison royale de France, un cheval en carton lui avait été confectionné. Le garçonnet apprenait ainsi à monter.
Le 22 mars 1761, 279 années après Marie de Bourgogne, Louis Joseph Xavier succombait, après de longues semaines de douleurs et de maladie causée par la chute du haut de son cheval en carton. Si ce Louis-là avait vécu, du fait de sa beauté autant que de son intelligence, le destin de l'Europe en aurait-il été transformé ? Nul ne saurait le dire. Ce qu'il faut remarquer, c'est que ce bouleversement d'héritier conduira à Louis XVI et à la Révolution qui, de manière certaine, marqua l'Europe de l'époque. et conduisit à révéler Napoléon. Ce dernier ne manquait d'ailleurs pas de lire et relire les chroniques concernant Charles le Téméraire et ses envies, pour ne pas dire besoin, de conquêtes territoriales. Napoléon se brisera au rêve européen.
Le dernier exemple de la malédiction des maisons de Bourgogne portant le titre de Duc de Bourgogne s'est passé en 1984 seulement. La Couronne d'Espagne détient, en effet, de par Charles Quint et son origine liée aux Bourbons de France, le titre de Duc de Bourgogne. En Autriche, la maison de Habsbourg détient aussi ce titre. A noter que l'Ordre de la Toison d'Or est lui aussi en double : l'un est en Espagne et l'autre en Autriche, les deux maisons ayant décidé de faire cause à part depuis bien longtemps. Lors de l'exposition Marie de Bourgogne à Beaune ces dernières années, seule la maison d'Autriche s'est déplacée. Les représentants de l'Ordre espagnol ont- ils eu peur de la malédiction ?
Il faut dire qu'en 1984, Don Francesco de Bourbon, petit-fils du roi, porteur du titre de Duc de Bourgogne depuis sa naissance en 1973 (en fait, une certaine confusion règne : plusieurs membres de la famille royale espagnole ont porté le titre en même temps à cette période), meurt à Pampelune avec son père. dans un accident de voiture. Si l'on considère qu'il s'agit là du moyen de transport de notre époque, le rapprochement avec la très hypothétique malédiction peut être fait : c'est à nouveau un enfant de 10 ans (il n'avait pas encore fêté son 11e anniversaire) qui meurt, rejoignant ainsi Louis Joseph Xavier sur la liste noire de la malédiction de Bourgogne.
Fort logiquement, c'est le frère cadet de Don Francesco qui prend la fonction d'héritier royal. Le titre de Duc de Bourgogne lui est alors transmis. Né en 1974, Don Luis Alfonso (récemment fiancé à Maria Victoria), est le descendant direct de Henri IV qui peut prétendre, en lieu et place de son frère décédé en 1984, au trône d'Espagne. Il est aussi, et cela est important, le chef de toutes les maisons de Bourbon puisqu'il est devenu, de fait, l'aîné de la famille. Les Légitimistes le surnomment d'ailleurs Louis XX et lui donnent une dimension européenne puisque l'idée d'Europe passe, comme le soulignent les royalistes légitimistes. En revanche, d'autres royalistes soutiennent le Comte de Paris (branche d'Orléans) dans ses prétentions au trône de France, Charles de Gaulle lui-même n'ayant pas hésité à dire qu'il comptait redonner à cette famille « une dimension et un destin nationaux » ; historiquement, l'Espagne ayant renoncé il y a plusieurs siècles à ses prétentions sur le trône de France.
Don Luis Alfonso ne s'est donc pas déplacé pour voir l'exposition beaunoise consacrée à Marie de Bourgogne. A-t-il craint la malédiction des porteurs du titre de Duc de Bourgogne ? En effectuant un calcul, comme si une règle chronologique pouvait en être retirée, il y aurait pourtant près de trois siècles de calme. A moins que la malédiction ne décide de frapper à nouveau comme bon lui semble.
L'Europe, ou du moins la notion d'une terre commune étendue, rêve que beaucoup ont caressé, est une réalité. Faut-il craindre, alors, que la malédiction donne de nouveaux signes d'avertissement en s'en prenant au (x) chef(s) de notre région autant qu'à son symbole ? La Bourgogne est réputée pour être une terre de voies de communication et de carrefours desdites voies : le symbole est donc le transport (le chef étant le Duc).
Faut-il donc craindre que le transport développé à outrance n'entraîne un malheur pour notre région ? Certains pourraient voir dans les signes de la malédiction une mise en garde contre une certaine mondialisation des échanges due à une trop grande étendue des territoires qui feraient perdre l'identité de chaque recoin. Après tout, il est vrai que l'Europe ne doit pas ressembler à l'Amérique et garder sa force de « vieux continent ». C'est en effet dans la diversité et la différence que l'on trouve les meilleurs échanges et de plus grandes forces. L'humanité est ainsi composée. D'autres ducs de Bourgogne l'avaient compris et s'étaient attachés à conserver le rayonnement de petits domaines, dans un partage qui permettait sans aucun doute de mieux régner à une grande échelle. Considérons que la décentralisation tend à ce but et que, tout en conservant la notion d'Europe ou de grand Etat, la malédiction se voit enrayée.
Etienne BRETON-LEROY

Pauline DREUX
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Le Traitement médical

Message  Pauline DREUX le Lun 30 Mar - 18:02

Par rapport à la maladie du Téméraire:

- Trouble bipolaire : Forme clinique de la psychose maniaco-dépressive caractérisée par l’évolution alternante d’épidémies maniaques et mélancoliques séparés par un temps pouvant aller de quelques semaines à quelques années.

- Pour le docteur P.Troalen, c’est un type obsessionnel, méticuleux, perfectionné obsessionnel et méticuleux. En effet, il a une excitation intellectuelle à productivité abondante mais une hyper activité mal contrôlé. Ainsi, en analysant les événements, il observe que Charles le Téméraire passe par de profondes crises de mélancolie après ses défaites. Ainsi, selon lui, après la 1ère défaite, il a une dépression réactionnelle suivi par la guérison et la confiance. Ensuite, viennent des idées délirantes de négation avec le refus de croire à l’arrivée des suisses, une défiance de toutes informations ainsi qu’une incapacité à se décider rapidement.

- Au Moyen-âge, la vision de la maladie repose sur les théories de l’Antiquité : la « Caractérologie humorale » : caractérologie classant les tempéraments et inspirée d’Hippocrate (note p 351)
Principe du « CONTRARIA CONTRARIIS CURANTUR » = Les contraires se guérissent par les contraires

Il existe 4 humeurs principales : le sang (humeur chaude et humide) ; la colère ou bile jaune (humeur chaude et sèche) ; la mélancolie ou bile noire (humeur froide et sèche) ; le flegme ou lymphe (humeur froide et humide)

- TRAITEMENT par Mons. de Vienne : penser = soigner
1er temps : calmants et des rafraîchissements : ptizanne (= tisane) + conserve de roses
2ème temps : vin fort + saignements + vantouses


PS: Dans une autre édition, cet extrait est divisé en deux partie: "Charles le Téméraire après Morat" et "Icy parle comment le duc de Lorraine, qui avait esté chassé de son pays par le duc de Bourgogne, voyant le duc de Bourgogne en grandes affaires pour ces deux batailles qu’ils avait perdues, entreprint de reconquerir ledict pays de Lorraine à l’ayde des Suysses et de la faveur et ayde secrette que le roy lui faisait et comment ledict duc de Lorraine reprint Nancy"

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